Le digital comme ouverture au reste du monde

Confinement signifie être enfermé chez soi et ne plus avoir accès au reste du monde comme d’habitude… Et si cette perception était-elle, en réalité, erronée ? En effet, le digital ouvre les portes du monde extérieur et nous permet de continuer à s’instruire et à découvrir de nouvelles choses. Pour les entrepreneurs, les situations de crise sont les moments opportuns pour réinventer son business, pour innover et pour développer sa communication. Au cours de cet article, nous observerons notamment quelques-unes de ces innovations.  

 

La crise sanitaire engendrée par le COVID-19 n’est pas nouvelle, plusieurs épisodes similaires ont eu lieu au cours de l’histoire humaine : l’épidémie débouchant sur l’extinction de la civilisation maya, la peste noire ou encore la grippe espagnole. Chacun des événements a eu des effets non-négligeables sur la société et celle-ci a dû se réinventer par la suite. La différence majeure entre toutes ces crises et celle que nous vivons actuellement est l’information. En effet, à aucun moment de l’histoire, les sociétés ont été autant interconnectées. Grâce aux nTIC (nouvelles technologies de l’information et de la communication) et donc au digital, nous sommes capables de savoir ce qu’il se passe de l’autre côté du globe et d’avoir accès à des contenus qui nous seraient inaccessibles sans eux. 

 

Outre le fait d’être informés, nous bénéficions également de l’accès à de nouvelles expériences digitales extrêmement variées. Les agriculteurs, les musées, les théâtres, même l’archéologie et l’événementiel développent une partie de leur activité sur la toile. 

 

Depuis plusieurs années, le commerce de l’alimentation biologique et locale gagne toujours plus en importance et l’expansion du Coronavirus ne fait qu’accentuer cette tendance. En ce moment, un grand nombre  

d’individus privilégient l’achat de fruits et légumes chez l’agriculteur du coin plutôt que tenter une expédition au supermarché. Les agriculteurs saisissent cette opportunité et sont de plus en plus nombreux à créer leur site de e-commerce. 

 

Les théâtres ne peuvent plus proposer leurs services habituels et ont dû, eux aussi, faire preuve d’imagination. Ainsi, leur programmation a complètement changé et ils proposent désormais la rediffusion de pièces online. Le Grand Théâtre de Genève ou encore l’Opéra de Paris proposent ces services. 

 

Les musées connaissent une forme de récession depuis quelques années car les plus jeunes générations ne sont plus intéressées par se rendre dans des musées même si elles aiment tout autant découvrir de nouvelles choses. Nous pourrions dire que c’est le système muséal qui s’essouffle et qui, malgré les changements sociaux, ne trouvent pas le moyen de se réinventer. Cette crise sanitaire les obligent à actualiser leurs services et, ainsi, à se mettre à la page. Plusieurs musées ont compris l’importance du digital et s’inscrivent tant qu’elles peuvent sur ce nouveau territoire. Le Musée d’Art et d’Histoire de Genève propose une série d’activités ludiques à faire en famille, elle propose également un rendez-vous mensuel avec un artiste différent chaque mois. Le Musée d’ethnographie de Genève (MEG) a lancé LeMEGchezvous qui partage également un regard scientifique en diffusant leurs objets exposés à travers des thématiques hebdomadaires en lien avec la situation mondiale actuelle. In fine, nous ne pourrions pas oublier le Grand Palais de Paris qui propose une surprenante visite virtuelle, grâce à la technologie de réalité virtuelle, du site mythique archéologique de Pompéi. 

 

PublicDomainPictures.net, Monde numérique, consulté le 07.05.2020 sur  publicdomainpictures.net/fr/view-image.php?image=212237&picture=monde-numerique

L’archéologie aussi tente de se faire une place sur ce lieu ultra-compétitif qu’est internet. L’INRAP (institut national de recherches archéologiques préventives) a lancé sa campagne #culturecheznous qui permet aux 

plus jeunes de se familiariser avec l’archéologie et ses découvertes et permet même l’accès à un musée digital proposant des collections complètes. 

 

Finalement, après tous ces exemples, l’événementiel devrait suivre la même route… Reste plus qu’à savoir comment. Jusqu’à maintenant, les événements étaient le moyens de rencontrer de nouvelles personnes et les nTIC possèdent également cet avantage. Cependant, la force des réseaux sociaux est que les internautes sont les maîtres de ce qu’ils regardent, si un groupe nous ennuie : on le quitte, si une vidéo YouTube ne nous intéresse pas : on l’arrête, si une publicité vidéo arrive sans notre consentement : on la passe (après les 5 secondes les plus longues de notre vie). Est-ce que les services événementiels peuvent s’inscrire sur le digital au même titre que les musées et les théâtres ? Il n’y a qu’un seul moyen de le savoir : il faut le tester. Il est certain que les musées avaient les mêmes interrogations avant de se lancer. En ce moment, l’événementiel se traduit énormément par l’organisation de conférences et de meeting par visios enregistrés ou par la fonction Live avec les applications comme Skype ou Zoom, etc. Toutefois, est-ce que l’événementiel arrivera à se diversifier dans les services digitaux online ?

 

Tous les domaines semblent trouver une opportunité de développement dans le digital. L’équipe de Kizano est actuellement en train de se lancer sur cette piste et prépare divers projets. Pour l’instant, cela semble être, également pour nous, un territoire prometteur.

Wikimedia Commons, Villa dei Misteri, consulté le 07.05.2020 sur https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Villa_dei_Misteri_-_Pompei.jpg